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Bien choisir son établi

Dans un atelier, l’établi est un élément qu’il faut choisir avec attention. C’est un achat qui doit se calculer sur le long terme avec autant de réflexion que l’investissement de celui d’une machine-outil ou d’une gamme complète d’outillage. Plusieurs critères de sélection sont à prendre en compte, nous vous proposons de les passer en revue.

1. La dimension du plateau
C’est une caractéristique importante, qui détermine le confort de travail, prenant en compte bien évidemment de la place dont vous disposez dans votre atelier. N’oubliez pas de prévoir un espace suffisant côté droit si celuici est équipé d’une presse. Le dégagement sera nécessaire à la manoeuvre des leviers et à l’ouverture de la presse. La longueur courante est de 2 m, voire 2,50 m pour les versions professionnelles, sachant que, plus un établi est long, plus il est confortable.

2. L’épaisseur du plateau
C’est probablement la caractéristique la plus importante. Un établi doit être capable de supporter une pièce, la maintenir, mais aussi d’absorber les chocs, sans vibrer ni fléchir. Un établi professionnel se distingue par un plateau d’une épaisseur minimale de 70 mm.

3. Construction du plateau
Il doit être réalisé à partir de bois dur, sec et bien étuvé pour éviter au maximum les risques de déformations. Les plus utilisés sont le hêtre et le charme. Le hêtre est légèrement plus dur, le charme est plus stable et moins sujet aux déformations. Deux types de construction sont principalement employés :
a. Le plateau massif : constitué d'un ou de plusieurs éléments collés, de forte épaisseur et liés aux deux extrémités par une traverse rainurée, vissée et collée. C’est la construction la plus résistante et la plus rigide.
b. Le plateau avec ceinture : souvent réalisé dans un panneau en multiplis de 25 à 35 mm d’épaisseur. Pour renforcer la rigidité, une ceinture en bois massif entoure les quatre côtés. C’est la construction des établis de loisir ou semi-professionels.
Attention de ne pas confondre épaisseur du plateau et hauteur de la ceinture. Un petit coup d’oeil sous l’établi vous permettra de le vérifier. Ce type de montage est plus économique mais beaucoup moins résistant aux chocs.

4. La section des pieds
Elle doit être en rapport avec l’épaisseur du plateau. Le montage par tenons mortaises et collage sur le plateau s’avère le plus résistant. Les piétements vissés sont pratiques pour un éventuel démontage et si leur conception est bonne, ils s’avèrent résistants et fiables. Les traverses basses, les aménagements de coffre et le plateau inférieur, peuvent contribuer à la rigidité de l’ensemble.

5. La hauteur du plateau
Elle peut varier en fonction de l’usage et elle doit être adaptée à la taille de l’utilisateur. En règle générale les établis dits de menuiserie ou d’ébénisterie ont une hauteur de 0,85 à 0,90 m. Les établis de sculpteur sont généralement un peu plus hauts de 10 à 15 cm. N’hésitez pas à couper les pieds ou à placer une rehausse de façon à installer votre établi à la hauteur qui vous semble
la plus confortable.

6. Les équipements de serrage
a. Le valet : en acier forgé, il permet de fixer une pièce à plat sur l’établi par un principe simple d’arc-boutement. Il suffit de frapper sur le dessus pour le serrer et un coup sec sur le bas de la tige pour le desserrer. C’est un système rudimentaire, mais rapide et efficace. Il existe également des valets à serrage rapide, fonctionnant à l’aide d’un levier excentrique. Un simple perçage du plateau vous permettra de réaliser autant de points de serrage que vous le souhaitez.
b. La presse valet : de conception plus récente, elle fonctionne comme un serre-joint et elle se fixe sur le plateau comme un valet. Plus besoin de frapper comme sur le valet,c’est plus rapide et préférable pour le maintien des pièces fragiles.
c. La presse verticale : c’est le dispositif le plus ancien, on la rencontre souvent sur les établis dits de menuisier. Le serrage est efficace mais les mâchoires n’étant pas guidées parallèlement, il faut régler le piétement pour chaque épaisseur de pièce.
d. La presse parallèle : elle se place à l’avant, à l’arrière ou sur les extrémités. Facile à installer quel que soit le type de l’établi. Son serrage est efficace, mais elle manque un peu de rapidité et de souplesse.
e. La presse à serrage rapide : c’est aujourd’hui le système le plus convoité, car il offre un serrage puissant, précis et d’un maniement très rapide. Son installation est simple, de préférence sur un plateau massif, ou un entaillage sera nécessaire.
f. La presse à chariot : placée à l’arrière de l’établi, elle se compose d’une grosse vis métallique qui déplace un poteau de serrage selon une course de 200 à 250 mm. Un second poteau est placé au choix dans plusieurs entailles réalisées sur la longueur de l’établi. L’entraxe de chaque entaille doit être légèrement inférieur à la course de la vis de serrage. Chaque poteau est réglable en hauteur fonction de l’épaisseur de la pièce.
g. La presse dite « parisienne »: toujours placée à l’arrière de l’établi, elle offre deux possibilités de serrage, entre les mâchoires en bois, ou à la manière d’une presse à chariot. Elle a vu le jour dans le Faubourg Saint-Antoine à Paris et c’est toujours le choix privilégié de nombreux ébénistes français.

7. L’équipement général
De nombreuses options peuvent compléter et optimiser l'utilisation de votre établi. Un plateau inférieur, un coffre de rangement, une goulotte arrière pour le petit outillage, un ou plusieurs tiroirs, sont autant d’accessoires qui permettront de compléter votre équipement.
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